7 mois après la sortie de Hadracadabra, Hadra Productions, label de l'association Hadra, revient avec Rabbani, sous-titrée Trance induite (jedba : attirance).
Toujours animé par l'ambition de mêler artistes confirmés, montants et provenant du cru grenoblois, Rabbani réunit quelques uns des artistes les plus en vogue en ce moment, ayant pour certains participé au récent Hadra Trance Festival. En voici une revue (en temps restant) :
1. SHILUM BAMBA - The Door Is Open (6'59 - 144 bpm)
Première agréable surprise de cette compilation.
Ce track rentre tout de suite dans le vif du sujet, même si son rythme reste raisonnable. Beaucoup de samples vocaux au début, puis lancement de la ligne de basse, lead entraînant et rythmique bien posées. Léger break vers 4'45, traitant de cette fameuse "key" qui "opens the door" ; puis reprise vers 4'20, emmenant directement vers le lead principal, agrémenté de leads secondaires découpés au cutoff. 3'40, coupure, puis remontée pour repartir de plus belle sur les leads, un rythme de plus en plus effréné. 2'46, le calme se fait, mais on sent bien que ça ne demande qu'à repartir...on patiente, sentant la terre vibrer sous nos pieds, pour que le volcan se réveille vers 2'10 !
On repart à fond pour le final du track, pleins de leads au cutoff, filtrés et remplissant l'espace sonore en plein.
La ligne de basse rythmique se coupe vers la dernière minute, pour un final tranquillement, nous rappelant, que la porte sur le second track va s'ouvrir...
En résumé, un track enivrant, véritable agréable surprise de la part d'un nouvel artiste qui gagne à être connu et dont j'ai hâte d'entendre les nouveaux tracks (Chris, si tu m'entends...
). Une très bonne construction, des parties bien faites qui ne se marchent pas dessus et se complètent admirablement bien, des leads qui restent en tête, bref le pied !
Note : 8.5 / 10
2. SINE DIE - Synthetic Life (7'34 - 145 bpm)
Première sortie du second live Hadra.
On part ensuite sur une intro plus sombre, annonçant un track qui ne rigole pas...
Après la respiration, vient à 7'07 un kick d'un autre monde, agrémenté de quelques samples bien choisis, mystérieux, nappes profondes. La véritable rythmique apparaît vers 6'28, samples toujours bien présents, le tout s'intensifiant jusqu'à 5'46, où les premiers leads commencent à apparaître, les premiers breaks aussi.
Superbe coupure vers 5'22, avec une trop bonne remontée du kick, un break et ça repart !
On continue sur notre lancée, le pouls s'accélère, pour le break de fou arrivant vers 4'12 !
Ca repart encore plus fort, les breaks arrivent, les samples se mélangent, acides, mystérieux !
Ca se calme vers, 3'19, tout est relatif, le kick appuyé reste, quasi seul. Ca ne dure pas, la sauce commence à reprendre jusqu'à 2'36, où les premiers leads, discrets mais efficaces, apparaissent.
La ligne de basse se veut plus groovy, alternant avec la rolling et les variations qui vont bien.
On replonge la tête sous l'eau avec ces leads, ce rythme haletant et ces samples aliens acides, et quelques uns goa, pour finir petit à petit, calmement, cette vie synthétique.
Bref, un track plus sombre bien rhytmée, qui donne envie de se donner à fond sur un dance floor, grâce à de fougueux breaks, apportant une énergie inimitable.
Une seconde surprise, à moitié seulement, quand on connaît le passé du garçon et ses précédents tracks, d'inspiration psy-goa, aux leads qui restent gravés.
Note : 8.5 / 10
3. BARAK - Savage Driver (8'30 - 147 bpm)
Une intro courte, originale, qui nous donne un aperçu direct du style du personnage : samples particuliers et breaks de tonnerre.
Barak allume le moteur, le fait vrombir, pour démarrer sur un break d'anthologie. La ligne de basse s'installe directement, enchaîne, tel le pilote montant les rapports pour atteindre au plus vite le régime maximum. Un break de 10'' vers 7'20 pour annoncer le premier lead et la série de breaks, semblables à des virages qui s'enchainent.
Le rythme change vers 6', avec une montée atomique de 30 secondes, qui relance à fond la machine.
La coupure attendue, passage aux stands, apparaît vers 4'42 ; Barak remet alors de l'essence, change de rythme encore, pour adopter quelque chose de plus groovy, avant d'amorcer sa rentrée sur la piste vers 3'38, et l'arrivée du lead principal, mystérieux, qui reste un présent environ une minute. On repart sur une partie breakée et un peu moins echevelée, samplée, pour atteindre tranquillement la ligne d'arrivée, avec un tour d'honneur durant la dernière minute.
En somme un track bien rythmé, tantôt groovy tantôt échevelé, des breaks présents et bien conçus.
Une trouvaille qui ravira les amateurs de Trance mexicaine, par ses sonorités et ses rythmiques.
Note : 6.5 / 10
4. INNER ACTION - Signs From The Sky (7'01 - 145 bpm)
Sample vocal qui fait penser à un aéroport dès le départ, puis montée du kick distordu, coupure et reprise immédiate sur une ligne de basse efficace. Rythmique tout de suite en action, quelques breaks discrets mais bien placés, et samples bien présents. Vraiment fan de ce début !
5'53, arrivée des samples quelque peu électriques, qui se répondent magnifiquement. Ca s'enchaîne, la ligne de basse change un peu, pour s'intensifier, tout comme l'espace sonore qui se remplit de samples en tout genre, accueillant un lead accrocheur entre 4'34 et 4'08, puis on redescend tranquillement, pour finir sur le kick étouffé, un sample chaleureux nous disant "hello".
Le ciel s'assombrit vers 3'42, pour aller vers un kick ligne de basse plus goa, plus basique, mais toujours autant efficace. Montée vers 3'02, puis reprise de samples électriques et synthétiques pour un enchaînement de toute beauté.
Une coupure, une montée, puis une autre et ça repart vers 1'29 sur le final éffréné reprenant les meilleurs éléments d'avant, et se parant d'un lead psy vers la minute, pour bien capter les signes du ciel. "Ok you're ready ?" est la dernière invitation de ce track, qui se termine peu après, comme il avait commencé.
Le track psy par excellence, qui maintient la sauce en toute circonstance, contre vents et marées. Une réussite du duo israélien basé en Espagne. Le moins que l'on puisse dire c'est que ça donne envie d'attendre leur futur album...
Note : 8 / 10
5. CYCLE SPHERE - Driving Under The Influence (7'41 - 146 bpm)
Indéfinissable track, indéfinissable début. Dès cet instant, on comprend ce à quoi on a affaire.
Samples magiques, purs ou en reverb, en delay, filtrés, bref du grand travail dès le début.
La rythmique arrive très naturellement, pause puis début vers 6'51.
Ligne de basse carrée, qui laisse la place et la part belle aux samples et à la rythmique qui paraît classique, mais finalement tellement bien travaillée qu'elle en devient entraînante et envoûtante.
Le compteur s'affole lorsqu'on assiste à la première montée, pour une explosion vers ce qu'on devinera être ensuite la structure du lead principal, vers 5'31.
Redescente et sample vocal vers 5'05 ; entraîné par ce monologue caché, "fucking wasted !" nous conduit vers un jeu sur le sample et rythmique merveilleux de maîtrise et de groove.
"Waaaaasteeed !" la course reprend sur les mêmes bases, excellentes et entraînantes, pour nous mener vers une partie psy et une montée vers 3'28, pour se stopper net en haut, comme un feu d'artifice qui éclate et retombe doucement...mais attention...
Tout est calme, lorsque le lead apparaît vers les 3'05 ; là on comprend la folie du track et on commence à être sous influence. Seuls quelques samples l'accompagnent, suivi de la rythmique qui apparaît petit à petit à ses côtés, comme un ralliement à quelque chose d'inéluctable tant c'est puissant et grandiose.
Après un vrai faux départ, ça repart vers 2'05, sans le lead, qui réapparaît sous sa forme définitive aux 1'38. Montée jusqu'à 1'25, pour le final explosif et entraînant avec ce lead venu d'ailleurs, qui se termine à la minute. De là on assiste à la redescente, tranquille, comme l'éloignement d'un être cher qu'on a pas envie de voir partir, tant c'était bien quand il était là...
Personnellement mon track préféré, et pas que de la compil'. Une véritable pépite, un magnifique bijou qui réhausse un set, une soirée, un voyage, tel un diamant sur un pendentif.
Désolé du parti pris, et de la description peut-être imprécise, mais il est tellement bien et en même temps tellement indescriptible. Prenez le temps de l'écouter vous verrez...
Note : 9.5 / 10
6. SURIA VS SPECTRA - Neuractive Sound (8'01 - 148 bpm)
Un départ tranquille, nappes mystiques et samples électriques sur une ligne de basse rolling boostée.
On suit ce rythme qui cartonne, jusqu'à l'arrêt brutal, et le lancement du lead sur 8 kicks, terriblement accrocheur ! Tout d'abord en solo, il est vite accompagné, suite à une légère montée se finissant à 6'02, par la ligne de basse et la rythmique parfaitement adaptée.
Ca part en pure full-on entraînante sur un rythme de fou, où l'on ne réfléchit plus à grand chose sauf à danser et se défouler en essayant de suivre ! Montée, puis coupure de la ligne de basse vers 5'10, laissant la rythmique en tête à tête avec le lead, poursuivant la montée...et ça repart de plus belle, sans trop de breaks, pour ne pas entraver la bonne marche de cette locomotive, qui s'arrête pourtant à 4'17.
Lead secondaire qui reprend vers 4'05, avec le kick puis la ligne de basse et rythmique qui suivent vers 3'51. Variations sur ce même lead, puis break superbement réalisé qui coupe (3'13). Direct retour du lead principal, mais trafiqué de manière exceptionnelle pour un découpage fin et discret ; le sample est seul, en stéréo intégral, et la remontée s'amorce déjà. La rythmique arrive à 3', puis le kick et reprise totale vers 2'47. La sauce ne tarde pas à remonter pour un break suspendu à 2'20, véritable coup de mitraillette et ça repart ! La mayonnaise tourne à fond, pour stopper vers 1'50. Vient alors une nappe planante, reposante, calme et isolée, qui se trouve rejointe par la rythmique peu après, pour un moment très aérien (1'20).
Ceci annonce bientôt la fin, avec la nappe qui sévanouit lentement, la rythmique suivant, pour calmer définitivement les esprits.
Note : 8 / 10
7. HERGMA VS SINE DIE - The Teleporter (8'17 - 143 bpm)
Une ambiance a priori effrayante, des samples isolés, une atmosphère stressante qui se remplit petit à petit... Le kick apparaît vers 7'31, et la première ligne de basse vers 7'04. La patte de Hergma est bien là, des bruitages métalliques d'arrière-plan, d'autres semblables à des cris distordus leurs répondent. Le track avance, les breaks sont bien là, mais le morceau est plutôt calme, malgré une montée rapide et coupure aux 5' qui relance bien. L'espace sonore se remplit alors de plus en plus, jusqu'à une coupure marquant le tournant du morceau vers 4'20. Une montée jusqu'au 3'45 clôt ce virage et relance à fond le track ; on en prend alors plein les oreilles avec tout le talent de Sine Die qui rentre en action, ses leads en tête.
On est alors à fond dedans, jusqu'à l'apparition du lead-ultime-vers 2'30 ! Il prend alors toute sa place, et on plane jusqu'à la suspension des 1'54, avec "The Teleporter" qui rentre en action ; reprise à 1'21 pour s'abreuver encore de ce lead magique, telle une potion téléportative, jusqu'à plus soif et la fin du kick à 20'' de la fin.
Note : 8 / 10
8. SESTO SENTO - Magic Ball (7'40 - 145 bpm)
Des bruitages magiques, des samples d'instruments bizarres, un orage en fond, la pluie...ma parole on se croirait au pays d'Alice !
La ligne de basse et kick arrivent comme une lame de fond jusqu'à 6'30, embrayant le morceau. Les samples féériques parsèment ce track aux allures plus sérieuses dès son fameux "What the hell is going on ?" à 5'16. Des breaks dignes de Sesto Sento, dont un magnifique à 4'23. Ca se calme un peu, avec ce lead entraînant depuis une bonne minute. Un break, et on repart au pays d'Alice vers 3'30. Puis, remontée aux 3'15 et ça repart bien typé Full-On, jusqu'à ce break superbement travaillé entre 2'12 et 1'29. Reprise Full-On, ligne de basse qui pompe et qui envoie, et descente Full-On de plus en plus tranquille à 35'' de la fin...
En somme un track sympa, qui change un peu du style habituel de Matan et Sesto Sento, et bien plaisant à l'oreille !
Note : 7 / 10
9. JAÏA - Epsilon (8'10 - 140 bpm)
Track majestueux que ce Epsilon, commençant par une pure nappe comme Yannis sait les faire, et un sample me faisant penser à Sentences to Heaven. Puis le beat arrive progressivement, avec un superbe effet magique qui lance parfaitement le morceau. Un groove parfait, des samples qui viennent et repartent dans le fond, du grand art. Le rythme ni trop rapide ni trop lent, les samples font penser à un voyage nocturne dans la forêt. 5'39, premier break rapide, et reprise vers une ambiance moins "nappante", en tout cas moins enchanteresse, mais toujours aussi bien réglée, comme si la nuit tombait.
Tournant du track qui se calme vers 4'16, arrêt du kick à 4'02. Apparition du lead principal, envoûtant, se mêlant parfaitement aux nappes revenues, qui enivre celui qui l'écoute. Stop, puis reprise kick + lead à 3'. Une voix magnifique d'une sirène (oui je sais pas trop dans les forêts), samples féériques, nappes présentes : tout pour faire voyager des secondes entières, précieuses et volatiles.
Arrêt du kick vers 56'', seules restent les nappes, la sirène l'atmosphère enchanteur d'un track dont on a qu'une envie, c'est qu'il ne s'arrête pas...
Note : 9.5 / 10
(Moyenne : 8.17)
Voilà, comme on me l'avait demandé ailleurs, une review de Rabbani, qui manquait à ce forum.
En attendant vos remarques, qui je l'espère seront multiples et constructives.
Toujours animé par l'ambition de mêler artistes confirmés, montants et provenant du cru grenoblois, Rabbani réunit quelques uns des artistes les plus en vogue en ce moment, ayant pour certains participé au récent Hadra Trance Festival. En voici une revue (en temps restant) :
1. SHILUM BAMBA - The Door Is Open (6'59 - 144 bpm)
Première agréable surprise de cette compilation.
Ce track rentre tout de suite dans le vif du sujet, même si son rythme reste raisonnable. Beaucoup de samples vocaux au début, puis lancement de la ligne de basse, lead entraînant et rythmique bien posées. Léger break vers 4'45, traitant de cette fameuse "key" qui "opens the door" ; puis reprise vers 4'20, emmenant directement vers le lead principal, agrémenté de leads secondaires découpés au cutoff. 3'40, coupure, puis remontée pour repartir de plus belle sur les leads, un rythme de plus en plus effréné. 2'46, le calme se fait, mais on sent bien que ça ne demande qu'à repartir...on patiente, sentant la terre vibrer sous nos pieds, pour que le volcan se réveille vers 2'10 !
On repart à fond pour le final du track, pleins de leads au cutoff, filtrés et remplissant l'espace sonore en plein.
La ligne de basse rythmique se coupe vers la dernière minute, pour un final tranquillement, nous rappelant, que la porte sur le second track va s'ouvrir...
En résumé, un track enivrant, véritable agréable surprise de la part d'un nouvel artiste qui gagne à être connu et dont j'ai hâte d'entendre les nouveaux tracks (Chris, si tu m'entends...

Note : 8.5 / 10

2. SINE DIE - Synthetic Life (7'34 - 145 bpm)
Première sortie du second live Hadra.
On part ensuite sur une intro plus sombre, annonçant un track qui ne rigole pas...
Après la respiration, vient à 7'07 un kick d'un autre monde, agrémenté de quelques samples bien choisis, mystérieux, nappes profondes. La véritable rythmique apparaît vers 6'28, samples toujours bien présents, le tout s'intensifiant jusqu'à 5'46, où les premiers leads commencent à apparaître, les premiers breaks aussi.
Superbe coupure vers 5'22, avec une trop bonne remontée du kick, un break et ça repart !
On continue sur notre lancée, le pouls s'accélère, pour le break de fou arrivant vers 4'12 !
Ca repart encore plus fort, les breaks arrivent, les samples se mélangent, acides, mystérieux !
Ca se calme vers, 3'19, tout est relatif, le kick appuyé reste, quasi seul. Ca ne dure pas, la sauce commence à reprendre jusqu'à 2'36, où les premiers leads, discrets mais efficaces, apparaissent.
La ligne de basse se veut plus groovy, alternant avec la rolling et les variations qui vont bien.
On replonge la tête sous l'eau avec ces leads, ce rythme haletant et ces samples aliens acides, et quelques uns goa, pour finir petit à petit, calmement, cette vie synthétique.
Bref, un track plus sombre bien rhytmée, qui donne envie de se donner à fond sur un dance floor, grâce à de fougueux breaks, apportant une énergie inimitable.
Une seconde surprise, à moitié seulement, quand on connaît le passé du garçon et ses précédents tracks, d'inspiration psy-goa, aux leads qui restent gravés.
Note : 8.5 / 10

3. BARAK - Savage Driver (8'30 - 147 bpm)
Une intro courte, originale, qui nous donne un aperçu direct du style du personnage : samples particuliers et breaks de tonnerre.
Barak allume le moteur, le fait vrombir, pour démarrer sur un break d'anthologie. La ligne de basse s'installe directement, enchaîne, tel le pilote montant les rapports pour atteindre au plus vite le régime maximum. Un break de 10'' vers 7'20 pour annoncer le premier lead et la série de breaks, semblables à des virages qui s'enchainent.
Le rythme change vers 6', avec une montée atomique de 30 secondes, qui relance à fond la machine.
La coupure attendue, passage aux stands, apparaît vers 4'42 ; Barak remet alors de l'essence, change de rythme encore, pour adopter quelque chose de plus groovy, avant d'amorcer sa rentrée sur la piste vers 3'38, et l'arrivée du lead principal, mystérieux, qui reste un présent environ une minute. On repart sur une partie breakée et un peu moins echevelée, samplée, pour atteindre tranquillement la ligne d'arrivée, avec un tour d'honneur durant la dernière minute.
En somme un track bien rythmé, tantôt groovy tantôt échevelé, des breaks présents et bien conçus.
Une trouvaille qui ravira les amateurs de Trance mexicaine, par ses sonorités et ses rythmiques.
Note : 6.5 / 10

4. INNER ACTION - Signs From The Sky (7'01 - 145 bpm)
Sample vocal qui fait penser à un aéroport dès le départ, puis montée du kick distordu, coupure et reprise immédiate sur une ligne de basse efficace. Rythmique tout de suite en action, quelques breaks discrets mais bien placés, et samples bien présents. Vraiment fan de ce début !
5'53, arrivée des samples quelque peu électriques, qui se répondent magnifiquement. Ca s'enchaîne, la ligne de basse change un peu, pour s'intensifier, tout comme l'espace sonore qui se remplit de samples en tout genre, accueillant un lead accrocheur entre 4'34 et 4'08, puis on redescend tranquillement, pour finir sur le kick étouffé, un sample chaleureux nous disant "hello".
Le ciel s'assombrit vers 3'42, pour aller vers un kick ligne de basse plus goa, plus basique, mais toujours autant efficace. Montée vers 3'02, puis reprise de samples électriques et synthétiques pour un enchaînement de toute beauté.
Une coupure, une montée, puis une autre et ça repart vers 1'29 sur le final éffréné reprenant les meilleurs éléments d'avant, et se parant d'un lead psy vers la minute, pour bien capter les signes du ciel. "Ok you're ready ?" est la dernière invitation de ce track, qui se termine peu après, comme il avait commencé.
Le track psy par excellence, qui maintient la sauce en toute circonstance, contre vents et marées. Une réussite du duo israélien basé en Espagne. Le moins que l'on puisse dire c'est que ça donne envie d'attendre leur futur album...
Note : 8 / 10

5. CYCLE SPHERE - Driving Under The Influence (7'41 - 146 bpm)
Indéfinissable track, indéfinissable début. Dès cet instant, on comprend ce à quoi on a affaire.
Samples magiques, purs ou en reverb, en delay, filtrés, bref du grand travail dès le début.
La rythmique arrive très naturellement, pause puis début vers 6'51.
Ligne de basse carrée, qui laisse la place et la part belle aux samples et à la rythmique qui paraît classique, mais finalement tellement bien travaillée qu'elle en devient entraînante et envoûtante.
Le compteur s'affole lorsqu'on assiste à la première montée, pour une explosion vers ce qu'on devinera être ensuite la structure du lead principal, vers 5'31.
Redescente et sample vocal vers 5'05 ; entraîné par ce monologue caché, "fucking wasted !" nous conduit vers un jeu sur le sample et rythmique merveilleux de maîtrise et de groove.
"Waaaaasteeed !" la course reprend sur les mêmes bases, excellentes et entraînantes, pour nous mener vers une partie psy et une montée vers 3'28, pour se stopper net en haut, comme un feu d'artifice qui éclate et retombe doucement...mais attention...
Tout est calme, lorsque le lead apparaît vers les 3'05 ; là on comprend la folie du track et on commence à être sous influence. Seuls quelques samples l'accompagnent, suivi de la rythmique qui apparaît petit à petit à ses côtés, comme un ralliement à quelque chose d'inéluctable tant c'est puissant et grandiose.
Après un vrai faux départ, ça repart vers 2'05, sans le lead, qui réapparaît sous sa forme définitive aux 1'38. Montée jusqu'à 1'25, pour le final explosif et entraînant avec ce lead venu d'ailleurs, qui se termine à la minute. De là on assiste à la redescente, tranquille, comme l'éloignement d'un être cher qu'on a pas envie de voir partir, tant c'était bien quand il était là...
Personnellement mon track préféré, et pas que de la compil'. Une véritable pépite, un magnifique bijou qui réhausse un set, une soirée, un voyage, tel un diamant sur un pendentif.
Désolé du parti pris, et de la description peut-être imprécise, mais il est tellement bien et en même temps tellement indescriptible. Prenez le temps de l'écouter vous verrez...
Note : 9.5 / 10

6. SURIA VS SPECTRA - Neuractive Sound (8'01 - 148 bpm)
Un départ tranquille, nappes mystiques et samples électriques sur une ligne de basse rolling boostée.
On suit ce rythme qui cartonne, jusqu'à l'arrêt brutal, et le lancement du lead sur 8 kicks, terriblement accrocheur ! Tout d'abord en solo, il est vite accompagné, suite à une légère montée se finissant à 6'02, par la ligne de basse et la rythmique parfaitement adaptée.
Ca part en pure full-on entraînante sur un rythme de fou, où l'on ne réfléchit plus à grand chose sauf à danser et se défouler en essayant de suivre ! Montée, puis coupure de la ligne de basse vers 5'10, laissant la rythmique en tête à tête avec le lead, poursuivant la montée...et ça repart de plus belle, sans trop de breaks, pour ne pas entraver la bonne marche de cette locomotive, qui s'arrête pourtant à 4'17.
Lead secondaire qui reprend vers 4'05, avec le kick puis la ligne de basse et rythmique qui suivent vers 3'51. Variations sur ce même lead, puis break superbement réalisé qui coupe (3'13). Direct retour du lead principal, mais trafiqué de manière exceptionnelle pour un découpage fin et discret ; le sample est seul, en stéréo intégral, et la remontée s'amorce déjà. La rythmique arrive à 3', puis le kick et reprise totale vers 2'47. La sauce ne tarde pas à remonter pour un break suspendu à 2'20, véritable coup de mitraillette et ça repart ! La mayonnaise tourne à fond, pour stopper vers 1'50. Vient alors une nappe planante, reposante, calme et isolée, qui se trouve rejointe par la rythmique peu après, pour un moment très aérien (1'20).
Ceci annonce bientôt la fin, avec la nappe qui sévanouit lentement, la rythmique suivant, pour calmer définitivement les esprits.
Note : 8 / 10

7. HERGMA VS SINE DIE - The Teleporter (8'17 - 143 bpm)
Une ambiance a priori effrayante, des samples isolés, une atmosphère stressante qui se remplit petit à petit... Le kick apparaît vers 7'31, et la première ligne de basse vers 7'04. La patte de Hergma est bien là, des bruitages métalliques d'arrière-plan, d'autres semblables à des cris distordus leurs répondent. Le track avance, les breaks sont bien là, mais le morceau est plutôt calme, malgré une montée rapide et coupure aux 5' qui relance bien. L'espace sonore se remplit alors de plus en plus, jusqu'à une coupure marquant le tournant du morceau vers 4'20. Une montée jusqu'au 3'45 clôt ce virage et relance à fond le track ; on en prend alors plein les oreilles avec tout le talent de Sine Die qui rentre en action, ses leads en tête.
On est alors à fond dedans, jusqu'à l'apparition du lead-ultime-vers 2'30 ! Il prend alors toute sa place, et on plane jusqu'à la suspension des 1'54, avec "The Teleporter" qui rentre en action ; reprise à 1'21 pour s'abreuver encore de ce lead magique, telle une potion téléportative, jusqu'à plus soif et la fin du kick à 20'' de la fin.
Note : 8 / 10

8. SESTO SENTO - Magic Ball (7'40 - 145 bpm)
Des bruitages magiques, des samples d'instruments bizarres, un orage en fond, la pluie...ma parole on se croirait au pays d'Alice !
La ligne de basse et kick arrivent comme une lame de fond jusqu'à 6'30, embrayant le morceau. Les samples féériques parsèment ce track aux allures plus sérieuses dès son fameux "What the hell is going on ?" à 5'16. Des breaks dignes de Sesto Sento, dont un magnifique à 4'23. Ca se calme un peu, avec ce lead entraînant depuis une bonne minute. Un break, et on repart au pays d'Alice vers 3'30. Puis, remontée aux 3'15 et ça repart bien typé Full-On, jusqu'à ce break superbement travaillé entre 2'12 et 1'29. Reprise Full-On, ligne de basse qui pompe et qui envoie, et descente Full-On de plus en plus tranquille à 35'' de la fin...
En somme un track sympa, qui change un peu du style habituel de Matan et Sesto Sento, et bien plaisant à l'oreille !
Note : 7 / 10

9. JAÏA - Epsilon (8'10 - 140 bpm)
Track majestueux que ce Epsilon, commençant par une pure nappe comme Yannis sait les faire, et un sample me faisant penser à Sentences to Heaven. Puis le beat arrive progressivement, avec un superbe effet magique qui lance parfaitement le morceau. Un groove parfait, des samples qui viennent et repartent dans le fond, du grand art. Le rythme ni trop rapide ni trop lent, les samples font penser à un voyage nocturne dans la forêt. 5'39, premier break rapide, et reprise vers une ambiance moins "nappante", en tout cas moins enchanteresse, mais toujours aussi bien réglée, comme si la nuit tombait.
Tournant du track qui se calme vers 4'16, arrêt du kick à 4'02. Apparition du lead principal, envoûtant, se mêlant parfaitement aux nappes revenues, qui enivre celui qui l'écoute. Stop, puis reprise kick + lead à 3'. Une voix magnifique d'une sirène (oui je sais pas trop dans les forêts), samples féériques, nappes présentes : tout pour faire voyager des secondes entières, précieuses et volatiles.
Arrêt du kick vers 56'', seules restent les nappes, la sirène l'atmosphère enchanteur d'un track dont on a qu'une envie, c'est qu'il ne s'arrête pas...
Note : 9.5 / 10

(Moyenne : 8.17)
Voilà, comme on me l'avait demandé ailleurs, une review de Rabbani, qui manquait à ce forum.

En attendant vos remarques, qui je l'espère seront multiples et constructives.
